• Découvrez un premier extrait de Récits d'Orsinaë : Yanski

    Dans quelques jours sort Récits d'Orsinaë : Yanski. Bien qu'assez court (moins de 10 000 mots), je ne pouvais pas manquer de vous en donner en petit aperçu avant ! C'est pour cette raison que j'ai prévu deux extraits – le premier aujourd'hui et le second dans quelques jours.

     

    Bonne lecture à vous :)

     

    Découvrez un premier extrait de Récits d'Orsinaë : Yanski

     

    Creuser la roche. Taquiner ses amis. Retrouver sa femme et son fils le soir venu. Tout annonçait une journée ordinaire pour Yanski, un mineur ornésien de la région des Terres Glacées Éternelles d’Orsinaë.

    Mais ce jour fut différent.

    La mort. Les flammes.

    En quelques heures, il aura tout perdu.

     

     

     

    « Yanski se remit à l’ouvrage, à présent seul. Dans cette région, travailler dans une mine représentait l’un des rares moyens de subsistance. Chaque village possédait la sienne, plus ou moins importante. La roche qui composait le sol des Terres Glacées Éternelles était l’unique ressource à disposition. Revendue au reste du continent, elle permettait d’obtenir tout ce qui leur manquait : de la nourriture, du bois, des vêtements, des herbes médicinales. Le rôle de Yanski consistait à extraire des blocs de taille moyenne qui devaient servir à construire des bâtisses, ailleurs sur Eldalarya.

    Sa tâche s’avéra compliquée, comme à l’accoutumée. Têtu, il s’acharnait sur une zone gelée plus récalcitrante, grognant sous l’effort. Un défi personnel dont personne ne connaissait l’existence. Le sentiment d’avoir accompli quelque chose d’essentiel et l’envie de rompre avec la monotonie quotidienne étaient les seuls bénéfices qu’il en tirait. Il parvint à déloger la masse rocheuse de la paroi avant que sa lampe s’éteignît. Il pesta. Il entendit d’ici sa femme lui passer un savon. Comme à chaque fois.

    Mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Il espérait toujours pouvoir aller plus vite que la combustion de l’huile par la flamme.

    Maugréant, il rangea ses affaires et entreprit la remontée. Celle-ci s’effectuait par le biais d’une longue pente qui serpentait en colimaçon depuis les parties les plus profondes de la mine jusqu’à atteindre l’air libre. Elle possédait une inclinaison douce afin de faciliter le déplacement des hommes et des chariots de transport.

    À mi-chemin, tandis qu’il se demandait comment adoucir son épouse une fois rentré, il s’arrêta. Grogna. Une odeur étrange flottait dans l’atmosphère, agressait ses narines. Une odeur qui lui laissa un goût métallique dans la bouche.

    — Ça sent le sang, chuchota-t-il pour lui-même. »

     

     

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