• Les dix raisons pour lesquelles j'aime écrire

    Les dix raisons pour lesquelles j'aime écrire

     

     

    Depuis quelque temps, je parcours régulièrement le blog Mécanisme d’histoires. Il y a quelques jours, je suis tombée sur cet article : Dix raisons pour lesquelles j’aime écrire. Après avoir listé ses propres motivations, Marièke a proposé à ses lecteurs d’en faire de même.

     

     

     

    D’où cette publication sur mon blog. Je trouve que c’est une belle occasion à saisir pour vous permettre de mieux me connaître (promis, je vous ferais une page « Qui suis-je ? », bientôt, j’ai complètement oublié de la faire ><)

     

     

     

    1— Donner vie aux histoires se déroulant dans mon esprit

     

     

    Je serais bien incapable de vous donner le nombre précis d’histoires que j’ai pu voir naitre dans ma tête depuis ma naissance : il y en a beaucoup trop ! Chaque élément, le moindre détail de la vie de tous les jours, de mes lectures, des chansons que j’écoute nourrissent mon imaginaire. Je me surprends parfois moi-même lorsque des scènes différentes les unes des autres se présentent à moi en l’espace de très peu de temps.

     

     

    Au fil des années, j’ai fini par ressentir une grande frustration à vivre ses histoires seulement dans mon esprit. J’avais besoin de les poser, de leur permettre d’exister autrement. Mais aussi de permettre à d’autres idées de venir à moi !

     

     

     

    2— Traduire ma pensée

     

     

    Je possède ce que l’on appelle une pensée visuelle. Pour faire simple, je ne pense pas en mot, mais en image. À l’oral, ça peut être assez difficile pour moi d’exprimer certaines choses, notamment parce que l’expression orale entraîne une notion d’instantanéité. Pour que vous vous représentiez mieux, c’est comme d’essayer de traduire un texte de sa langue maternelle dans une autre langue qu’on ne connaît pas ou peu.

     

     

    J’ai besoin de voir pour dire. Ma pensée est associative et non linéaire.

     

     

    Je maîtrise davantage le langage écrit que le langage parlé. J’éprouve certaines difficultés, notamment lorsque les discussions portent sur des sujets sérieux, mais ça reste moindre que si je devais m’exprimer à voix haute. En ce qui concerne l’écriture romanesque, ce souci disparaît totalement.

     

     

     

    3— Organiser mes pensées

     

     

    Ce point rejoint les deux premiers. L’afflux de mes pensées peut être si important et si instable qu’il m’arrive de me perdre moi-même. Je me retrouve avec trop d’informations à traiter, c’est le chaos. Alors je pose tout ça sur papier. Le fait de voir les mots aide mon cerveau à s’organiser (je possède en plus une mémoire visuelle). De plus, l’écriture oblige mon esprit à ralentir : j’écris moins vite que je pense. Elle m’offre une réflexion que je n’ai pas quand je parle.

     

     

    Lorsque j’écris une histoire, le fait de jeter mes idées pose une forme de balisage qui m’aide à garder le cap, même sans plan (je n’en fais d’ailleurs pas, si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je suis une écrivaine intuitive, la jardinière de G.R.R. MARTIN.)

     

     

     

    4— Être seule avec moi-même, dans ma bulle

     

     

    Je suis une vraie solitaire. Je ne suis pas du tout une misanthrope, mais je préfère ces moments où je suis seule avec moi-même, où je peux me perdre dans mes pensées, mes réflexions, mes rêveries sans être interrompue par autrui.

     

     

    J’ai eu l’occasion de lire plusieurs articles en rapport avec l’écriture qui indiquaient qu’en fin de compte, l’écrivain était seul avec lui-même. C’est vrai. Le problème que je reproche à ces articles est la façon de dire les choses. Un peu comme si on disait « Vous serez seul, vous comprenez ? SEUL, tout SEUL ». Ce n’est sans doute pas l’intention des auteurs de ces posts de donner une image négative de la solitude, mais c’est l’effet que ça me fait lorsque je lis ces mots. Alors que personnellement, j’y vois là une bénédiction, une vraie bouffée d’oxygène !

     

     

     

    5— Communiquer

     

     

    Cela rejoint ce que je disais dans le point 2. Dans la vie de tous les jours, je parle assez peu et quand je le fais, je me contente du minimum, je ne développe pas vraiment. Alors qu’à l’écrit, je suis beaucoup plus loquace et y prends un vrai plaisir.

     

     

     

    6— Vivre doublement les émotions de mes personnages

     

     

    J’aime cette sensation quand je sens les émotions de mes personnages. Ils me disent beaucoup de choses sur ce qui leur est arrivé et surtout sur leur ressenti. Lorsque je les retranscris à l’écrit, c’est comme si elles étaient décuplées : je me plonge davantage dans l’histoire. C’est également un point important pendant de mes lectures : un livre peut avoir un sujet inédit, si l’émotionnel des protagonistes n’est pas là, je serais moins réceptive. A contrario, une intrigue classique me comblera si l’auteur a su décrire les sentiments de ses personnages.

     

     

     

    7— Écouter de la musique.

     

     

    La musique est comme l’écriture : une façon de me mettre dans ma bulle. Alors quand j’associe les deux, l’effet est double. De plus, la musique, l’ambiance d’une chanson nourrissent mon imagination.

     

     

     

    8— Le plaisir de voir un cahier se remplir

     

     

    Auquel j’ajoute celui de voir le nombre de mots et de pages grandir sur l’écran. Cela provoque un sentiment d’accomplissement, de satisfaction. Et j’adore les cahiers !

     

     

     

    9— Les explosions d’inspiration

     

     

    Mes moments préférés lorsque j’écris. Quand tout est clair comme de l’eau de roche, que les mots sortent avec une facilité déconcertante. Je me sens euphorique et forte. Vous avez sans doute vu Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal. Vers la fin, on a cette scène où Irina reçoit tout le savoir de l’univers. Vous vous souvenez l’expression sur son visage ? Et bien voilà, c’est exactement ça que je ressens (seulement moi, je ne meurs pas d’un trop-plein d’inspiration xD)

     

     

     

    10— Apprendre

     

     

    Lorsque j’écris, j’emmagasine deux sortes d’apprentissages. Mes histoires, mes mondes m’amènent souvent à faire des recherches documentaires. J’apprends beaucoup de choses que je ne connaissais pas. Ça, c’est la première forme. La deuxième, c’est tout simplement ce que je découvre de mes personnages et de l’univers dans lequel ils évoluent. Je me sens comme une aventurière, une archéologue ou… une touriste qui arrive dans un endroit pour la première fois. Les caractéristiques des races, le mode de fonctionnement des pays, la création de ces univers… J’aime l’idée qu’ils existent en vrai, dans une dimension parallèle et qu’on m’a donné l’opportunité de les voir.

     

     

     

    Et voilà. Il y aurait sans doute d’autres choses à ajouter. Lorsque je me suis posé la question de savoir pourquoi j’aimais écrire, la réponse a fusé : c’est comme ça. Il m’a fallu creuser un peu pour en sortir dix raisons.

     

     

     

    Je vous invite à réagir sur les différents points de ma liste. Que vous inspire-t-il ? Si vous-même êtes écrivain, partagez la vôtre en commentaire. À vos claviers !

    « Dans mon petit coin de lecture, j'ai trouvé : La vengeance du HighlanderPetite lecture surprise »
    Yahoo! Pin It

    Tags Tags :
  • Commentaires

    1
    Lundi 2 Mai 2016 à 17:39

    Je suis d'accord sur beaucoup de point,pour ne pas dire tous ^^

     

    Le plus frustrant je trouve est le fais que ce soit une activité solitaire. Dans ton cas, c'est un moment où tu peux enfin être seule avec toi-même, et c'est vrai que j'apprécie cela aussi, assez souvent. C'est juste un peu frustrant d'avoir des moments de joie quand l'inspiration viens, pour l'écriture, l'élaboration du scénario... et que l'on ne peut pas vraiment transmettre cette euphorie.

     

    En tout cas un bel article qui me permet d'en connaître un peu plus sur toi ^^

      • Lundi 2 Mai 2016 à 20:23

        Merci pour ton commentaire, Kalain :)

        Je suis d'accord avec toi en ce qui concerne ces moments intenses où l'on a envie de partager. Cela m'arrive aussi. Il faut savoir trouver une ou plusieurs alternatives, surtout quand il n'y a pas de personnes physiques.

        Dans mon cas, je préfère de toute façon le faire en virtuel. Cela peut être soit avec un groupe d'amis qui partagent la même passion que moi de l'écriture, soit directement via ma page Facebook ou mon compte Twitter.

        Tiens, pour la peine, je t'autorise à le faire sur ma page si ça te fait du bien. Au pire, si tu crains de t'afficher, ma boite mp est ouverte winktongue

    2
    lehou
    Mardi 3 Mai 2016 à 18:08

    J'aime (en partie) écrire pour poser sur le papier des pensées, ou des sentiments difficiles à expliquer. Par exemple, pendant un cour, mon cerveau recevait deux informations totalement différentes: d'une part un couple en train de discuter comme si le reste du monde n'existait pas et d'autre part les images d'un film sur des massacres au Moyen-orient. La proximité de ces choses opposées, amour et mort, était très étrange.
    Parfois, écrire me permet de me vider, de me purger de sentiments, tel que la déception, que je sais futiles mais dont je n'arrive pas à me débarrasser.

      • Mardi 3 Mai 2016 à 21:39

        Cela m'arrive aussi. La plupart du temps, je parviens très bien à gérer les informations différentes, mais, d'autres fois, c'est juste impossible.

        L'écriture est une bonne thérapie. J'ai pas mal de petites souffrances d'adolescentes qui ont été domptées par l'écriture, soit dans un journal, soit sous forme de courts poèmes.

    3
    Mardi 3 Mai 2016 à 18:47

    Je le partage souvent avec ma chérie mais comme je travail sur mon scénario et qu'elle tiens à ne pas être spoilée plus qu'elle ne l'est déjà, je ne peux pas lui dire dans les détails. Mais bon,qu'importe, le plus important est cette sensation de satisfaction ^^

    Et bien je viendrai volontiers partager ici de tels moments! Même s'ils m'arrive si peu souvent haha

     

      • Mardi 3 Mai 2016 à 21:40

        C'est justement ça qui les rends encore plus exceptionnels : leur rareté yes

    4
    Alex Tremm
    Mercredi 4 Mai 2016 à 12:43

    Pourquoi j'aime écrire ?

    Je ne sais pas est la meilleure réponse.

    Tout ce que je sais est qu'à certains moments, des histoires jaillissent dans ma tête et je DOIS les écrire, les coucher sur papier.

    Ces brainstorms d'une intensité démesurée sont habituellement assez courts, je parle de minutes, et arrivent n'importe où, n'importe quand, mais je dois alors écrire absolument tout ce qui se passe dans ma cervelle surchargée lors de ces illuminations. J'étends ensuite immédiatement les idées principales à partir de ces premières notes. Les idées secondaires viennent par elles-mêmes à vitesse folle dès que je les mets au propre. Autre incroyable rush mental. Impossible d'écrire un texte cohérent à ce stage, c'est trop rapide, intense, il n'y a que des mots divers qui mènent à des parties de récits. Après un long moment, mes notes s'organisent d'elles-mêmes, se peaufinent dans les moindres détails. Mon plan d'écriture, que ce soit un tome ou une série complète, est créé.

    Mon prochain roman est conçu. Il n'y a plus qu'à le rendre lisible aux autres...

    Les premiers jets de mes récits sont alors écrits à vitesse carrément démente, car ils ne sont en fait que les liens entre ces idées, idées que je ne dois aps perturber par d'autres pensées. Les mille corrections en sont le prix à payer, mais le récit transpire alors l'intensité de ce que je VOIS. Oui, j'ai une écriture très "cinématographique", comme a déjà dit une certaine blogueuse.

    Mais pourquoi j'aime tant écrire ?

    Je n'en ai aucune idée précise...

    Suis-je simplement né pour cela ?

    Et que je l'ignorais avant 2012 ?

    Je me suis souvent posé ces questions.........

    En vain.

      • Mercredi 4 Mai 2016 à 20:31

        Merci pour ton commentaire :)

        Je pense que la plupart des écrivains ont en commun ces moments intenses. Dans mon cas aussi, cela est assez court. L'inspiration est comme une émotion.

        Peut-on dire que l'on est né pour l'écriture ? Je l'ignore. Il y a quelques jours, je disais à une amie - elle aussi écrivaine - que j'aurais du mal à vivre sans écrire.

        Enfant, j'ai voulu faire tout les métiers possibles, sans jamais vraiment trouver ma voie. J'appréciais écrire, j'imaginais beaucoup d'histoires, mais je n'étais pas encore dans l'optique d'envisager ce chemin d'une autre façon que la simple expression d'un besoin.

        Pourquoi une personne met du temps à réaliser, je n'en sais rien. Je penche pour une multitude de facteurs. L'image que l'on peut avoir de l'écriture joue sans doute un rôle, de même que celle que les proches peuvent avoir. De quoi créer un blocage inconscient.

    5
    Mardi 31 Mai 2016 à 16:53

    Bon, ça fait un petit moment que je les ai lues, mais je n'avais toujours pas commenté... (honte à moi... oops)

    Je suis d'accord avec tout ce que tu avances !... A un tel point que ça a été difficile de me détacher de tes 10 raisons pour trouver les miennes he

    Je les posterai sur mon blog dans un avenir plus ou moins proche, d'ailleurs... winktongue

      • Jeudi 2 Juin 2016 à 13:54

        Encore faut-il que je t'en ai voulu ! Moi-même, je viens seulement de voir que tu m'avais laissé un commentaire xD

        Hâte de lire tes 10 raisons d'écrire :P

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :