• Retour sur le mois de Novembre : bêta-lecture et NaNoWriMo

    Retour sur le mois de Novembre : bêta-lecture et NaNoWriMo

     

    Un peu en retard pour poster cet article, mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le mois de novembre a été très chargé pour moi. Productif, sans doute pas autant que je ne le voulais, mais dense, oui.

     

     

    L’événement principal était bien entendu le NaNoWriMo. C’est la deuxième année que je participe à ce défi, toujours avec autant de plaisir. Il est avant tout une façon de me booster et de me mettre à l’épreuve. Si atteindre l’objectif des 50 000 mots demeure la finalité, je ne suis plus aussi stressée que la première fois de ne pas l’atteindre.

     

     

    Ma première expérience en 2014 a créé un nouveau but : celui de me redécouvrir en tant qu’écrivaine, de faire le point sur ma ou mes méthodologies. Cette année, un autre « événement » a participé à cette remise en cause. La bêta-lecture de Tendanô. Mais j’y reviendrais un peu plus tard.

     

     

    Quel bilan tirer de ce NaNo ? Pour rappel, dans l’un de mes élans extrêmes d’optimisme, j’espérais poser les premiers jets des tomes 1 et 2 de mon cycle « Eldalarya ». Sans doute me trouverez-vous un peu naïve d’avoir cru que je parviendrais à écrire deux romans en un mois, tout en ayant beaucoup de travail à accomplir à côté.

     

     

    Et vous auriez raison. Je n’y peux rien, c’est dans ma nature d’avoir les yeux plus gros que le ventre. Je vous assure que ce n’est pas faute d’essayer de changer : P

     

     

    Mais revenons au résultat final. Il est loin d’être décevant puisque j’ai tout de même écrit 25 000 mots. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas écrit autant sur une période donnée. De quoi faire du bien au moral, même si j’ai dû faire face à un très gros blocage. La faute vient de mon désir d‘écrire au plus vite, une conséquence directe de l’écriture du premier jet de Tendanô qui m’avait pris énormément de temps (me laissant un peu traumatisée).

     

     

    Je ne suis pas déçue, car cela m’a obligé à méditer sur moi-même. Vers la fin, assez épuisée, je n’ai pas écrit, signant officiellement mon abandon. Je me suis dit que je verrais en décembre. Au final, des ennuis de santé m’ont rattrapé.

     

     

    La bêta-lecture a aussi mobilisé mon attention en novembre. J’avais fait appel à quatre bêtas-lecteurs, dont deux pour lesquels je savais que parvenir jusqu’au bout serait difficile du fait de leur emploi du temps. Malgré tout, même si elles n’ont pu jeter un œil qu’à quelques chapitres, leur aide m’a été précieuse. Il y a d’abord ce côté rassurant de voir que les premiers mots touchent, atteignent leur cible. Chaque bêta a sa propre approche, ce qui permet de diversifier les points de vue.

     

     

    Et les surprises ! Ainsi, l’une d’elles m’a glissé un conseil du correcteur pro qui avait corrigé son roman : faire attention à l’utilisation de la ponctuation « : ». Si sur le moment je ne voyais pas en quoi ça dérangeait, je me suis quand même attelée à la tâche de les recenser, grâce à l’utilisation de mon logiciel Antidote. Et effectivement, il y en avait pas mal d’inutiles j’ai commencé à en réduire le nombre de moitié au moins. Hum.

     

     

    En tout cas, j’adresse tout d’abord un très grand merci à Maly et Alice qui, même si elles n’ont pas pu aller jusqu’au bout, m’ont fait l’honneur d’avoir voulu tenter. Vous êtes top les filles, je vous adore <3

     

     

    Mon seul bêta homme a été extrêmement efficace. Dès qu’il a eu le bébé entre les mains, il s’est attelé à la tâche. Il lisait trois chapitres par jour et dans la journée même, il m’écrivait son compte-rendu et me l’envoyait dans la foulée. Il a fait ça tant et si bien qu’en environ une semaine et demie, deux semaines, il avait tout lu.

     

     

    Là aussi, grande satisfaction, car mon récit lui a beaucoup plu. Pour l’un des chapitres, il a indiqué qu’il avait eu du mal à rester dans son rôle de bêta, devenant un simple lecteur emporté par l’histoire. C’est le genre de remarque qui réchauffe le cœur : 3.

     

     

    Il s’est montré aussi très attentif à certains aspects pratiques que je ne maitrise pas forcément, même en me renseignant sur le sujet. Mais il a surtout induit des prises de conscience sur ma façon d’écrire. Le caractère de mon personnage en a été le centre. Il a vu ce que je n’avais pas vu : le décalage entre son attitude et ce qu’il était. Grâce à un échange, j’ai rapidement compris d’où venait le problème. Pendant le processus d’écriture, j’ai tendance à me projeter moi-même pour mieux rendre le ressenti de mes personnages. Mais j’ai oublié de prendre du recul pour adapter à la personnalité de mon personnage.

     

     

    Pour faire simple, dans beaucoup de passages, ce n’était plus Tendanô ou l’un ou l’autre des autres protagonistes qui s’exprimaient, mais moi. En relisant certains passages, ça m’a vraiment sauté aux yeux. Le problème, c’est que je suis une hyperémotive. Mes émotions sont beaucoup plus intenses que celles de la majorité des gens. Comme c’est quelque chose de normal pour moi, je n’ai pas pensé à y faire attention sur le moment.

     

     

    Un ressenti confirmé par ma dernière bêta-lectrice qui a commencé à me rendre son avis un peu plus tard. Lors d’une discussion avec elle sur le sujet et vu qu’elle me connaît un peu mieux, elle m’a dit d’emblée « Ton personnage te ressemble ».

     

     

    C’est un gros pas en avant pour moi. Je compte le noter en gros sur une fiche pour mes prochains manuscrits. Cela va demander un peu de travail sur moi-même étant donné que je ne sais pas absolument pas ce que cela fait de ressentir « normalement ». Mais elle m’a promis de m’aider si besoin est, je suis bien entourée.

     

     

    Il y a un autre détail que ces deux bêtas ont confirmé : la guerre froide que j’entretiens avec la description. Tellement certaine de mon fait, je n’ai pas voulu mettre trop d’informations liées à mon background. J’avoue que je préfère étayer l’action. On y retrouve mon urgence d’aller vite. Quand les événements s’enchaînent, j’ai vraiment le sentiment d’avancer. Mais quand je travaille sur un passage où le descriptif règne, j’en ressors toujours frustrée parce qu’en attendant, sur un même laps de temps de travail ou de nombre de mots, je n’ai pas avancé dans mon récit.

     

     

    Ma dernière bêta-lectrice s’est elle aussi montrée très investie et a fait un excellent travail. Son avis est devenu complémentaire avec celui de mon lecteur : là où lui a fait attention à la cohérence des aspects techniques, elle a mis en avant les dysfonctionnements dans l’attitude et le relationnel de mes personnages. Au niveau des retours, je n’aurais pas rêvé mieux.

     

     

    Mais quel enseignement ai-je tiré de tout cela ? Tout d’abord, j’avoue avoir un peu paniquée (hyperémotivité, toussa), ayant l’impression que de gros changements étaient nécessaires (ce qui n’est pourtant pas du tout le cas). J’ai dépressurisé, même si la tension était toujours là. Je m’étais fixé diverses deadlines et je craignais de ne pas pouvoir les respecter.

     

     

     

    Cependant, devant tout ce que j’ai à faire pour la correction de Tendanô, sa publication, diverses autres tâches, les fêtes de fin d’année et mes ennuis de santé qui commencent seulement à me laisser tranquille, j’ai pris la décision de repousser un petit peu les dates que je m’étais fixées. Il faudra attendre un peu pour découvrir Tendanô, mais promis, je saurais me faire pardonner ;)

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